Une trilogie longue et passionnante sur le blog novövision prévoit l’avenir du journalisme.
En trois articles(“Où se joue la bataille de l’info? Le buzz, idiot!“, “Un journalisme de re-médiation“, “Tu seras un agrégateur humain, mon fils!“) Narvic peint le journaliste du futur et il va en effrayer quelques uns.
Fini le journaliste “plumiste”, célèbre, envié et qui peut rentrer partout. Demain, il ne sera plus qu’un, au milieu du web. On attendra de lui qu’il soit capable “d’aggréger” les flux d’infos. Il devra trier le bon grain de l’ivraie, le vrai du faux, l’intéressant de l’inutile. Autant de choses que les agrégateurs informatiques n’arrivent pas à faire. (et n’arriveront vraisemblablement jamais)
Mais le contenu “brut” viendra de partout, de tout le monde. Est-ce que les journalistes seront prêts à perdre leur prestige social? Ce sera ça ou le chômage…
Reste une inconnue dans la démonstration. Si les journalistes deviennent de simples agrégateurs, qui enquêtera? L’enquête coûte cher à produire et demande des compétences particulières. Et surtout beaucoup de temps ainsi qu’une indépendance de tout pouvoir (surtout publicitaire) qui semble devoir disparaître dans ce modèle.
Une solution éventuelle: pourquoi pas un service public de l’info en ligne? Comme pour la radio et la télévision.
Un commentaire
28 mai 2008 à 12:09
Merci de l’appréciation.
“Reste une inconnue dans la démonstration”
On y vient !
La série n’est pas encore finie…