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Le journaliste de demain: un agrégateur

Une trilogie longue et passionnante sur le blog novövision prévoit l’avenir du journalisme.

En trois articles(« Où se joue la bataille de l’info? Le buzz, idiot!« , « Un journalisme de re-médiation« , « Tu seras un agrégateur humain, mon fils!« ) Narvic peint le journaliste du futur et il va en effrayer quelques uns.

Fini le journaliste « plumiste », célèbre, envié et qui peut rentrer partout. Demain, il ne sera plus qu’un, au milieu du web. On attendra de lui qu’il soit capable « d’aggréger » les flux d’infos. Il devra trier le bon grain de l’ivraie, le vrai du faux, l’intéressant de l’inutile. Autant de choses que les agrégateurs informatiques n’arrivent pas à faire. (et n’arriveront vraisemblablement jamais)

Mais le contenu « brut » viendra de partout, de tout le monde. Est-ce que les journalistes seront prêts à perdre leur prestige social? Ce sera ça ou le chômage…

Reste une inconnue dans la démonstration. Si les journalistes deviennent de simples agrégateurs, qui enquêtera? L’enquête coûte cher à produire et demande des compétences particulières. Et surtout beaucoup de temps ainsi qu’une indépendance de tout pouvoir (surtout publicitaire) qui semble devoir disparaître dans ce modèle.

Une solution éventuelle: pourquoi pas un service public de l’info en ligne? Comme pour la radio et la télévision.

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Mediapart en partie gratuit

Mediapart a décidé de rendre une partie de ses articles librement accessibles. Exemple ici. Ils sont signalés par ce symbole très clair:

C’est une petite révolution pour ce site d’info qui se voulait entièrement payant, pour ne pas dépendre de la publicité. Lancé en mars 2008, Mediapart serait encore loin de ses objectifs d’abonnements (25 000 d’ici fin 2008). La gratuité partielle pourrait permettre d’attirer des lecteurs et de les convaincre de payer 9 euros/mois pour s’informer.

Mediapart est un modèle totalement différent de site d’info. Il refuse notamment l’actualisation permanente du contenu pour publier trois « éditions » par jour. Des infos exclusives et très chaudes restent donc en une des après-midi entières, alors qu’elles ne le sont plus du tout 1 heure après leur publication, comme le raconte Versac sur son blog

Patrick Couve, dans un post sur les dernières assises du journalisme, revient sur cette ouverture, signe pour lui des difficultés de Mediapart. Dans les commentaires, Edwy Plenel, révèle qu’il y a pour l’instant 7200 abonnés, conformes aux prévisions. Et il s’attaque vivement aux sceptiques…

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Bakchich sauvé…

…enfin, pour un peu de temps encore. C’est eux-mêmes qui l’annoncent.

En espérant qu’ils puissent bientôt gagner de l’argent, sans jamais plus avoir besoin de sauveurs…

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Bakchich en difficulté

C’est le Point qui l’a annoncé la semaine dernière, bientôt rejoint par un article de bakchich.info lui-même. Le site d’informations satiriques aurait été à deux doigts de mettre la clef sous la porte.

La raison: une bataille entre les investisseurs du site internet. Pour rappel, Bakchich est un des premiers sites d’information uniquement en ligne. Il a choisi un créneau bien particulier: celui de l’info confidentielle et satirique sur le modèle du Canard Enchaîné. Les salaires d’avril dernier n’auraient pas été payés.

Le principal problème est que Bakchich n’est toujours pas rentable. Le site est en effet entièrement gratuit, excepté l’abonnement à une version PDF imprimable qui sort le vendredi. Mais Bakchich n’attire toujours pas assez de publicité pour se financer sur ce modèle, malgré ses 60000 visiteurs quotidiens.

60000, c’est quand même pas énorme comparé aux autres sites d’information. Bakchich bénéficie encore d’une audience limitée, et il faut bien le dire, constituée en grande partie de journalistes qui profitent de la divulgation d’infos par le site pour les reprendre dans leurs articles.

Image Fox News

On atteint là une des limites du modèle de la gratuité: l’impossibilité de faire de l’information satirique. Une information qui, par définition, dérange et donc rebute les publicitaires. Et Google Ads, le système de publicité du géant de l’internet, ne suffit pas encore pour faire vivre une site d’information tel que Bakchich. La seule solution pour ce créneau semble donc encore être le payant.

Le Canard Enchaîné n’a ainsi jamais aussi bien marché que cette année. Seul petit problème: les internautes ne semblent, eux, pas encore prêts à payer.

En attendant, Bakchich est toujours ouvert. Tant mieux, ses infos font quand même partie des plus intéressantes du web journalistique.

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